Prenez soin de vos chaussettes

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J’sais pas vous, mais moi j’aime beaucoup marcher en chaussettes ; mais en fait, c’est pas forcément une bonne idée, parce que quand on marche en chaussettes, elle s’usent deux fois plus vite. A cause des frottements et du contact direct avec le sol, elle sont soumises à rude épreuve. Je ne parle même pas de quand j’étais gamin et que je m’amusais à faire des glissades….

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Premières vacances en vélo – Debriefing

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Partir deux semaines en vélo, beaucoup peuvent le faire, il suffit de bien vouloir sortir de sa zone de confort, et de profiter d’une vie simple. Le fait de ne pas toujours savoir où nous allions manger et dormir peut sembler une contrainte, mais…
après 4 ou 5 jours loin de la maison nous avons connu une liberté jamais ressentie auparavant.
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Nous avons eu trois jours de pluie mais nous ne nous sommes pas laissé découragé.
Avant le départ nous avons prévu un itinéraire de plus de 400 km, et nous avons fait la liste des magasins sur le parcours. Nous avions généralement à manger pour 24h dans les vélos, et chacun un vêtement de rechange que nous lavions un jour sur deux. Nous étions équipé d’une demi-douzaine de bouteilles d’eau que nous remplissions au fur et à mesure. Nous mangions froid la plupart du temps, nos assiettes étaient des galettes de ris ou de mais. La nuit on plantait la tente dans des campings, aux bord d’un chemin, ou chez l’habitant qui nous a fait confiance.
Nous n’étions pas toujours 100% rassurés, mais au final, camping sauvage ou 135km/h sur une autoroute, quel est le plus sécurisé ?
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Avec les enfants

Nous sommes partis dans ce périples avec nos deux garçons de 5 ans et 2 ans, nous nous étions promis d’aller à leur rythmes avant le départ et de faire des longues pauses. Le plus jeune était dans la remorque, et le vélo du plus grand était fixé au vélo de Papa, façon tandem grâce au système Follow-me.
Nous avons croisé beaucoup de cyclotouristes avec des petits, c’est quelque-chose qui se fait en famille.
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Nous pensions pédaler 2h le matin, 2 heures le soir, et de passer le reste de la journée à l’ombre dans des parcs, à faire des visites ou tout simplement la sieste. Les matins pas de problèmes, par contre nous nous sommes vite rendu compte que le soir les enfants en avaient marre du vélo et qu’il fallait vite s’arrêter.
Les couchers en vacances étaient beaucoup plus facile, en 5 minutes les enfants dormaient, à la maison il faut parfois plusieurs heures.
Au retour il ne voulaient pas rendormir dans leurs lits, nous avons fait une nuit supplémentaire à la belle étoile dans notre jardin. Les garçons restent enchanté du voyage et sont même prêt à recommencer.
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La fatigue ?

Nous avons sentis une légère fatigue musculaire tout au long du périple surtout quand le dénivelé était important, nous faisions en moyenne 30 km par jours et les vélos étaient lourds. Les deux premiers jours sont les plus difficile, ensuite le corps s’habitue.
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C’est plus une foi rentré à la maison que la fatigue s’installe, il faut prévoir encore quelques jours de vacances pour récupérer.
Est-ce qu’on repart l’année prochaine ?
Je pense qu’une foi qu’on a goûté à ce mode de vacances il est difficile de revenir en arrière, nous essayerons de nous adapter encore plus au rythme des enfants
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Pour préparer les bagages, nous nous sommes inspirés d’autres blog de familles qui étaient partis en cyclotourisme avec des enfants. Les informations données étaient maigres donc nous avons dressé la liste de ce que nous avons apporté, en espérant que cela puisse aider d’autres familles à se préparer au grand départ:

Concernant les habits:

Pour papa, maman et Raphaël: chacun est parti avec sur lui un short, un tee-shirt, un slip et des chaussettes (sauf Raphaël qui avait des sandales de sport sans chaussettes). Dans les affaires de change il y avait pour chacun un slip, une paire de chaussette (pour Raphaël 2 paires), un tee-shirt. Chacun avait également un ensemble chaud : pour Guillaume jean et veste de vélo, pour Raphaël veste et pantalon de jogging, pour maman legging long et pull polaire. Chacun un pyjama pantalon et manche longue en matière jersey.
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Pour Siméon: il est parti avec un body manche courte et un short et des sandales. Dans les bagages il avait 2 body manches courtes et un short, 2 paires de chaussettes. Également un jogging polaire chaud, un surpyjama polaire. 1 pyjama grenouillère en jersey et un en molleton plus chaud.
Pour plus de confort, prévoir un change supplémentaire par personne, ainsi qu’un short de rechange, et un pyjama de rechange, aurait permis d’éviter de pédaler sans slip car les deux sont mouillés et ne sèchent pas à cause du temps humide…
Chacun avait un kway ou veste de pluie et un chapeau, en plus du casque déjà sur la tête.

Les affaires de toilettes:

Chacun une brosse à dent. Un dentifrice pour toute la famille, celui qui est prévu pour les enfants à partir de 1 an. Un peigne à cheveux. 1 élastique à cheveux. Un savon d’Alep en pain placé dans un petit tuperware bien hermétique, utilisé pour nous laver corps et cheveux et pour faire la vaisselle. Une trousse de secours avec Biseptine, compresses, pansements, sérum physiologique, bandage, biafine, spray anti-moustiques. Chacun une serviette de toilette en microfibre.
En pratique on en a utilisé 2 pour toute la famille, en essuyant 2 personnes à la suite après les douches.
Des couches pour Siméon, avec 1 serviette pour le coucher, et un paquet de carré de coton.

Les affaires pour manger:

4 verres en plastique, 4 cuillères, 4 fourchettes, 1 couteau. 1 serviette microfibre petit format pour essuyer la vaisselle.
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Pour plus de confort, un réchaud avec une casserole et des assiettes auraient été bien, mais à évaluer selon la place que cela prend dans les bagages.

Le petit matériel:

2 kits anti-crevaison, 2 chambres à air, pompe, bombe dégripant-lubrifiant, quelques outils. Du fil électrique pour servir de corde à linge, des pinces à linge.
les nôtres en bois se sont cassées facilement et on aurait dû en prendre davantage
2 lampes de poches, une lampe de camping, un maillet qu’on a perdu le 2ème jour. Une trousse « higt-tech » avec GPS, appareil photo, caméra, ordinateur portable, éclairage, téléphones, multiprise et tous les chargeurs.
En camping sauvage s’est pas évident de trouver de l’électricité, donc il faut faire attention à ne pas trop utiliser les appareils, sinon tous les campings disposent de prises dans les sanitaires donc il n’est pas nécessaire de prendre un branchement à la réception.
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Les jeux des enfants:

Un petit sac à dos avec un Pomme D’api à colorier et un Popi (se sont les revue mensuels auxquelles la grand-mère les a abonné). Une trousse avec des crayons. 2 pelles de sable, un camion de sable, 3 petites voitures. Tout cela dans la remorque aux côté de Siméon pour l’occuper pendant les voyages en vélo.
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Pour dormir:

Pour Guillaume, Lydie et Raphaël chacun un sac de couchage. Pour Siméon une turbulette ni trop chaude ni trop légère. 3 matelas auto-gonflant et 1 tapis de sol. 2 tentes de 2-3 personnes. 2 équipes pour dormir: maman avec Siméon et papa avec Raphaël.
Pour plus de confort, acheter un 4ème matelas auto-gonflant.

Voici le détail de nos frais:

62 euros de camping, 138 euros de restaurants, 245 euros de courses, 14 euros de matériel vélo (crevaison), 37 euros pour les visites de la Volerie des aigles et la Montagne des singes.
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Un total de 500 euros et quelques kilos en moins pour 15 jours de vacances inoubliables qui nous laissent en meilleure forme physique et psychique.

Etape 12 – Traubach-le-haut – Audincourt

Après notre passsage mémorable « Chez l’habitant » à Retzwiller nous avons passé la dernière nuit de notre aventure chez une collègue de Lydie à Traubach-le-haut. Nos enfants se sont beaucoup amusés avec les leurs. Nous avons encore passé des bons moments.

Le retour à été rapide, les 36 derniers kilomètres. En arrivant dans le territoire de Belfort on apperçoit au loin l’antenne du Lomont, signe que nous seront bientôt chez nous.

A hauteur de Bourogne quelle ne fut pas notre surprise… Grand-Papa est venu à notre rencontre pour nous accompagner sur les derniers coups de pédale. Il a pu rassurer Mamoun que tout allait bien pour nous 🙂

En arrivant dans notre jardin à Audincourt nous avons pu constater que les pieds de potimarrons avaient envahis notre jardins au point qu’il sera maintenant difficile de pendre notre linge sur nos fils à linge.

Ca fait quand même du bien de rentrer à la maison. Nous allons pouvoir rebrancher l’eau chaude, le frigo et le congélateur que nous avions coupés avant le départ. Quand on demande à Siméon où il veut dormir cette nuit, il montre l’extérieur…

A bientôt pour le débrifing

Etape 11 Mulhouse – Retzwiller

C’était notre première nuit en forêt et nous avons été impressionnés par l’animation nocturne notamment des cris d’oiseau qui s’étaient posés à quelques mètres de nous. Nous avons bien fait de mettre la tente dans l’abris car il a plu pendant la nuit. La pluie s’est arrêté au matin, Guillaume a réparé la chambre à air de Lydie qui était à plat pendant que le reste de la famille faisait la grâce matinée. Après un copieux ptit-dèj au saumon à l’aneth,  nous avons repris la piste cyclable direction Mulhouse pour tenter de sortir de cette interminable forêt de la Harth.

Nous sommes arrivé à Mulhouse peu avant midi, nous sommes allés au Palais de Rixheim,  dans ce restaurant chinois nous avons eu un très bon contact avec le serveur qui a vu nos vélos et qui nous a posé plein de questions sur notre parcours. Le buffet a été offert aux enfants.

Ce ravitaillement nous a permis de pédaler jusqu’à Dannemarie avec polaires et kways, il fait froid, on a le vent en face, et il re-pleut. Après quelques courses nous nous sommes arrêté aux restaurant « Au 100 pâtes », ou l’on y mange  des pâtes cuisinées de multiples façons au port de Dannemarie. A chaque table les gens s’inquiétaient d’ou on allait dormir. Nous pensions planter la tente près du viaduc de la voie ferrée à l’autre bout du village, mais au resto un couple assit à la table à coté nous propose son jardin, d’abord pour rigoler, puis il finit par nous laisser son adresse et son numéro de téléphone.

Nous avons passé une soirée conviviale et installée la tente sur la terrasse couverte de la maison familiale. Nous avons eu toilettes, douche, branchement électrique, wifi et même thé à la menthe 😉

Nous resterons un jour de plus ce coin de l’Alsace, et rentrerons dimanche à la maison.

 

A suivre 🙂

Etape 10 – Neuf-Brisach – Forêt de Mulhouse

Le voyage continue et nous allons bien, nous essayons de passer entre les gouttes.

Jeudi matin nous nous sommes retrouvé tous les cyclotouristes du camping sous la tonnelle qui nous était réservée, à attendre que la pluie s’arrête. Ce qui est bien avec la pluie, c’est que ça rassemble les gens au sec, et ça facilite les échanges. Nous avons discuté avec des familles qui venaient des 4 coins de la France, notamment pendant les repas. Un groupe de 2 couples et 4 pré-ados font du cyclotourisme tous les ans. C’est la 6 ème année qui le font. Ils ont déjà quasiment traversé toute la France dans plusieurs sens. D’autres en faisaient avec leurs 3 enfants de 10, 8 et 6 ans pour la première fois, durant quelques jours.

Certains n’ont pas attendu la fin de la pluie pour continuer, pourtant en début d’après midi la pluie s’est arrêtée. Nous avions le choix de rester une nuit de plus dans le même camping, ou continuer. Finalement les éclaircies vers le sud nous ont encourager à reprendre la route, direction Mulhouse.

Nous avions imaginé un bivouac dans la grande forêt de la Harth à coté de Mulhouse, mais nous souhaitions passer la nuit au sec. Finalement au milieu de cette forêt de 20 km nous sommes tombé sur un abris mis à disposition par le conseil général, c’est là que nous avons passé la nuit.

 

 

Etape 9 – Markolsheim – Neuf-Brisach

Après une deuxième nuit consécutive en camping sauvage, nous reprenons la route direction Neuf-Brisach, la météo est agréable. Nous avons pique-niqué au bord de la piste cyclable en compagnie de nombreux canards.

Nous sommes arrivés à destination en début d’après-midi, ça nous a permis de faire le tour des remparts de la ville, et de passer au magasin. Le camping de Vauban est très adapté aux cyclo-touristes, avec un chapiteau qui leur est réservé. A l’intérieur on trouve un frigo et des prises pour recharger les appareils.

En début de soirée la pluie a commencé à tomber, et il a plu toute la nuit. La suite est compromise.

A suivre …

 

Etape 8 – Strasbourg – Markolsheim

La météo tourne à la pluie, il est tombé quelques gouttes pendant la nuit en camping
sauvage quelques kilomètres au sud de l’agglomération de Strasbourg. Nous avons dormis sous trois chênes, nous avons entendus des glans tomber toute la nuit.

Nous avons pu replier les tentes et déjeuner au sec, mais il a ensuite plu toute la
matinée, nous avons fait plusieurs détours pour trouver un magasin pour acheter de quoi manger le midi, au Super-U de Boofzheim, pas loin du camping de Rhinau. C’était la « matinée déprime ».

L’après midi la pluie s’est arrêtée, laissant place à de belles éclaircies. Nous sommes
allés à la piscine de Markolsheim, pour prendre une douche, faire une lessive, et
redonner aux enfants une impression de vacances. Le courage de continuer revient.

Nous sommes sortis de la piscine à 20h, nous avons eu le temps de faire quelques kilomètres avant de reposer la tente à quelques mètres de la piste cyclable en bordure d’un village. Nous avons fait un petit feu avant de dormir. Les animaux sauvages faisaient des cris impressionnants dans la forêt à côté de nous.

Etape 7 – Molsheim – Strasbourg

C’est partis pour la dernière étape avant Strasbourg, mais pas sur les chapeaux de roues, nous commençons la journée à la piscine municipale, puis nous avons pique-niqué sur l’aire de jeu de Molsheim, le « Paradis des enfants » comme c’est écrit à l’entrée.

En début d’après midi nous nous dirigeons tout doucement vers strasbourg, nous quittons les vignes pour le canal de la Bruche. Moyennant une petite sieste à mi-distance. C’est dimanche et les magasins sont fermés, nous provisions s’épuisent

A Strasbourg nous nous sommes perdus, et même avec une trace GPS ce n’est pas toujours évidant. Nous sommes passé par le célèbre restaurant américain (promesse du papa) avant d’arriver chez nos hôtes du weekend, les cousins David et Christelle. Nous avons partagé un moment convivial autour de délicieuses pizzas le dimanche soir.

PS : Nous publions avec quelques jours de retard

Etape 6 – Scherwiller – Molsheim

Il est temps de reprendre la route, l’objectif de la journée est de rejoindre Molsheim.
Dans deux jours nous sommes à Strasbourg. Cette 5ème étape est plus longue que les autres avec encore beaucoup de dénivelé, et en plus il fait très chaud. Dans les vignes ça monte jamais bien longtemps, mais très souvent, le plat n’existe quasiment pas !

Nous nous sommes arrêté plusieurs heures à l’ombre dans une aire de jeu, heureusement tout au long de cette piste cyclable du vignoble il y a des endroits pensés pour les cyclotouristes, où l’ont peut se reposer.

Nous sommes passé par Barr, une jolie petite commune dont le centre-ville garde l’aspect d’un village sur la route des vins, puis Obernai qui est également superbe. Parfois la piste semble s’éloigner du vignoble, ça permet d’avancer un peu plus vite, mais en s’approchant de Molsheim nous avons le droit à un nouveau et dernier périple dans les vignes, avec un vent contraire!

Nous sommes arrivés au camping municipal de Molsheim à 20h30 un samedi soir, la réception était fermée et c’est le gardien qui nous a accueilli, il a pris notre carte d’identité et nous a dit d’aller nous installer où on voulait au fond du camping. Pendant que Papa a monté les tentes, Lydie et les enfants sont allé à l’aire de jeu d’à coté, la plus grande qu’on ait jamais vu, appelée « le Paradis des enfants »… (Photos demain)

A suivre …